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Chronique 88 - Cet or noir qui dirige le monde

  • Photo du rédacteur: Lucie Fourcade
    Lucie Fourcade
  • il y a 11 heures
  • 11 min de lecture

Pétrole, guerres et oligarchies : comment une matière première a confisqué le monde.


Le pétrole n'est pas une ressource.

C'est un régime.

Un siècle de guerres, d'oligarchies et de mensonges organisés pour qu'une poignée de gens continuent de décider à la place de tous.


Cette chronique est une enquête sur le vrai visage du pouvoir fossile.


Lucie Fourcade

LE PÉTROLE, ARCHITECTE DE L'ORDRE MONDIAL

Tout commence avec un homme.

En 1870, John D. Rockefeller fonde la Standard Oil Company dans l'Ohio.

En moins de 20 ans, il contrôle 90 % du raffinage américain, impose ses prix, écrase ses concurrents, rachète les chemins de fer.

Il devient le premier milliardaire de l'histoire, et avec lui naît un modèle : celui du capitalisme fossile, où la richesse est concentration, la concentration est pouvoir, et le pouvoir se défend par tous les moyens (source Wikipedia).

La Standard Oil sera démantelée en 1911 par la justice américaine pour violation des lois antitrust.

Mais ses fragments survivront sous d'autres noms (ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips) et le modèle, lui, ne mourra jamais (source Wikipedia).


Au fil du 20e siècle, le pétrole redessine la carte du monde.

Les puissances coloniales européennes ne s'intéressent plus seulement aux épices, aux minéraux ou aux esclaves : elles s'intéressent au sous-sol.

L'Irak, l'Iran, l'Arabie Saoudite, la Libye, le Nigeria : des pays entiers sont définis, délimités, parfois inventés de toutes pièces en fonction de leur géologie.

Les frontières tracées par l'accord Sykes-Picot en 1916 au Moyen-Orient ne tiennent pas compte des peuples : elles tiennent compte des nappes phréatiques d'hydrocarbures.


En 1928, dans le château d'Achnacarry en Écosse, les dirigeants des trois principales compagnies pétrolières mondiales (British Petroleum, Shell, Standard Oil) se réunissent en secret.

Ils signent un accord de partage des marchés et de fixation des prix.

C'est la naissance des "Sept Sœurs" : un cartel mondial discret, jamais élu, jamais sanctionné, qui dictera pendant des décennies la politique énergétique de la planète (source Herodote.net).


Le pétrodollar achève l'édifice.

En 1945, Franklin Roosevelt rencontre le roi Abdulaziz ibn Saoud à bord du croiseur USS Quincy dans le canal de Suez.

L'accord est simple : les États-Unis garantissent la sécurité du régime saoudien, l'Arabie Saoudite concède l'exploitation de son pétrole aux compagnies américaines.

Jusqu'en 1971, le dollar est adossé à l'or : chaque billet peut théoriquement être échangé contre du métal précieux.

Nixon y met fin unilatéralement.

Le dollar perd son ancrage.

Il en trouve un autre : le pétrole.

Désormais, toute nation qui veut acheter du pétrole doit d'abord acheter des dollars. C'est le pétrodollar, et c'est ainsi que le billet vert devient la monnaie de réserve mondiale, non plus par la force de l'or, mais par la force du baril.

Et toute nation qui refuse ce système... s'expose (source Herodote.net).


Saddam Hussein avait annoncé en 2000 vouloir facturer le pétrole irakien en euros. Mouammar Kadhafi voulait créer un dinar-or africain pour s'affranchir du dollar dans les échanges pétroliers.

Les deux sont morts après des interventions militaires occidentales.

Coïncidence ? Peut-être.

Mais une coïncidence qui se répète a un autre nom : une logique de système.


LES BARILS DU SANG

Il faut le dire clairement, sans détour : le pétrole est le carburant de la guerre au sens propre comme au sens figuré.

Pas toujours sa seule cause (les conflits sont rarement monocausaux), mais presque toujours son accélérateur, son financeur ou son enjeu central.


La Seconde Guerre mondiale en donne la première démonstration industrielle.

Hitler envahit l'Union soviétique non pas seulement pour son espace vital, mais pour le pétrole du Caucase.

L'opération Fall Blau en 1942, dirigée vers Stalingrad et Bakou, vise explicitement les gisements azerbaïdjanais.

L'armée allemande tombe en panne sèche à Koursk en 1943 : ses chars manquent de carburant.

Pendant ce temps, les Alliés bombardent stratégiquement les raffineries roumaines de Ploiești, sachant qu'assécher l'Axe en hydrocarbures vaut autant que de détruire ses divisions.

Le pétrole est la variable décisive de ce conflit mondial.


La guerre froide prolonge cette logique sous d'autres formes.

En 1953, la CIA et le MI6 britannique organisent le coup d'État contre Mohammad Mossadegh, Premier ministre iranien démocratiquement élu qui avait osé nationaliser le pétrole iranien.

L'Opération Ajax installe le Shah Reza Pahlavi, fidèle aux intérêts occidentaux.

Ce coup d'État, officiellement reconnu par les États-Unis en 2013 seulement, restera dans la mémoire collective iranienne comme le moment fondateur de la méfiance envers l'Occident, et prépare en partie les conditions de la révolution islamique de 1979 (source Wikipedia).


En 1973, la guerre du Kippour déclenche le premier choc pétrolier.

L'OPEP, dirigée par l'Arabie Saoudite, coupe ses livraisons aux pays occidentaux ayant soutenu Israël.

En quelques semaines, le prix du baril quadruple.

Les Occidentaux découvrent leur vulnérabilité absolue.

Ce n'est pas une guerre conventionnelle, mais c'est une arme : le pétrole utilisé comme levier géopolitique brut (source Planète Énergies).

Cela fait étrangement écho avec la situation mondiale actuelle.


L'Irak envahit le Koweït en août 1990 après que ce dernier a surproduit, faisant chuter les prix du baril et asphyxiant économiquement Bagdad.

L'invasion met la main sur 20 % des réserves mondiales connues.

La riposte de la coalition internationale (opération Tempête du désert) est présentée comme une défense du droit international.

Elle est aussi, et surtout, la défense de l'ordre pétrolier mondial (source Les Clés du Moyen-Orient).


En 2003, l'invasion américaine de l'Irak est décidée par une administration Bush dont les connexions avec l'industrie pétrolière sont documentées : Dick Cheney vient de Halliburton (entreprise parapétrolière internationale), Condoleezza Rice était administratrice de Chevron (deuxième compagnie pétrolière des États-Unis).

Les armes de destruction massive n'existent pas : elles ne seront jamais trouvées.

Le pétrole irakien, lui, existe.

Et les contrats d'exploitation seront distribués aux compagnies anglo-américaines dès 2004.


En Afrique, la malédiction pétrolière frappe au Nigeria, en Angola, au Congo : des pays riches de leur sous-sol, vidés de leurs ressources par des multinationales opérant à l'abri de régimes autoritaires complaisants.

La guerre civile angolaise dure de 1975 à 2002.

Elle est financée, des deux côtés, par le pétrole.

La compagnie nationale Sonangol ne s'arrête jamais : elle alimente le budget de l'État-belligérant pendant 27 ans de conflit (source Cairn.info).


En Libye, après le renversement de Kadhafi en 2011, auquel TotalEnergies et d'autres acteurs économiques français avaient intérêt, le pays sombre dans le chaos.

Aujourd'hui encore, deux gouvernements rivaux se disputent le contrôle des champs pétroliers.

La guerre perdure.

Les barils, eux, continuent d'apporter des bénéfices.


LE FASCISME DES EMPIRES PÉTROLIERS

Le fascisme classique, celui des années 1930, s'affichait.

Il portait des uniformes, des symboles, des discours de tribune.

Il voulait qu'on le voie.

Celui d'aujourd'hui n'a pas besoin d'être vu.

Il gouverne depuis les conseils d'administration.

Il légifère depuis les couloirs de Bruxelles.

Il finance depuis les îles Caïmans.

Costumes trois-pièces, lobbyistes, fondations et think tanks.

Mais les cases sont les mêmes.


La concentration du pouvoir entre les mains d'une minorité.

En 2025, les cinq premières compagnies pétrolières mondiales (ExxonMobil, Shell, BP, TotalEnergies, Chevron) affichent des profits cumulés qui dépassent le PIB de la majorité des pays du monde.

Une poignée de PDG et d'actionnaires majoritaires décident de l'approvisionnement énergétique de milliards d'êtres humains.

Sans mandat.

Sans élection.

Sans compte à rendre.

C'est la définition du pouvoir non démocratique.

On peut aussi appeler ça autrement.


L'alliance structurelle avec l'extrême-droite.

Ce n'est pas une coïncidence électorale.

C'est une convergence d'intérêts.


Aux États-Unis, les magnats des énergies fossiles ont été les premiers et les plus constants financeurs de Donald Trump et du mouvement MAGA.

Pas par idéologie.

Par calcul : Trump dérégule, Trump subventionne, Trump retire les États-Unis des accords climatiques.

Le retour sur investissement est documenté.


En Inde, Narendra Modi entretient des liens de proximité documentés avec le groupe Adani, conglomérat pétrogazier.

Les appels d'offres suivent.

Les critiques se taisent.


En Hongrie, la compagnie pétrolière d'État MOL finance MCC, le think tank pro-Orbán qui formate une nouvelle génération de cadres autoritaires.

L'argent du pétrole fabrique les cerveaux de demain.


En Russie, le pouvoir de Vladimir Poutine repose depuis l'origine sur le contrôle des oligarques gaziers et pétroliers.

Ou leur liquidation quand ils résistent.

Mikhaïl Khodorkovski voulait vendre Ioukos à ExxonMobil sans l'accord du Kremlin.

Il a pris 10 ans de prison (source Observatoire des multinationales).

Le message était clair : le pétrole appartient au tsar.


Ces liens ne sont pas des accidents.

Ils procèdent d'une même vision du monde : extractiviste, masculiniste, fondée sur l'exploitation des ressources et des corps, hostile à toute régulation, allergique à toute démocratie qui mordrait sur les profits.

L'extrême-droite protège le pétrole.

Le pétrole finance l'extrême-droite.

La boucle est bouclée.


La répression des contre-pouvoirs.

TotalEnergies a assigné Greenpeace France en justice en 2023 pour avoir publié un rapport sur son bilan carbone.

La demande était explicite : supprimer toute mention du rapport sur tous les supports.

Procédure-bâillon.

Coûteuse, longue, intimidante.

La justice a finalement donné raison à Greenpeace en mars 2024, le jour même des 100 ans de la multinationale (source Greenpeace France).

Cadeau d'anniversaire mérité.

Mais l'intention était là : museler quiconque ose dire la vérité.


Ce n'est pas un cas isolé.

Au Nigeria, les militants qui documentent la pollution des deltas pétroliers sont arrêtés, parfois disparus.

Ken Saro-Wiwa, écrivain et activiste ogoni, a été pendu en 1995 après un procès expéditif.

Shell opérait dans sa région depuis des décennies.

La multinationale a nié toute responsabilité.

Elle a ensuite versé 15,5 millions de dollars à la famille Saro-Wiwa dans un accord à l'amiable, sans reconnaître de faute.

C'est ainsi que fonctionne l'impunité : elle se rachète, elle ne se juge pas.


La désinformation organisée comme outil de gouvernance.

Depuis les années 1970, les grandes compagnies pétrolières savent.

Leurs propres ingénieurs leur ont dit que les émissions de CO₂ dérèglent le climat.

ExxonMobil possède des modèles climatiques internes datant de 1977 qui prédisaient avec précision le réchauffement à venir.

Ils ont su.

Ils ont choisi de mentir.

Par stratégie.

Financer le doute.

Acheter des think tanks climatosceptiques.

Placer des parlementaires complaisants.

Inonder les médias d'études contradictoires fabriquées de toutes pièces.


Le tabac avait fait pareil.

Pendant 30 ans, les cigarettiers ont financé la confusion sur le lien entre tabac et cancer. Les pétroliers ont copié le manuel.

C'est un crime contre l'humanité commis en col blanc, dans des bureaux climatisés, avec des PowerPoint (source Radio-Canada).

Sans une goutte de sang sur les mains.

Sauf que le sang, lui, coule quand même.

Ailleurs.

Chez les autres.

Là où les caméras ne vont pas.


L'USINE DU CLIMATOSCEPTICISME

En novembre 2024, à la COP29, le rapport de l'organisation InfluenceMap documente l'intensification du lobbying des énergies fossiles pour bloquer les politiques climatiques.

Les arguments avancés ne nient plus directement le changement climatique : c'est devenu intenable.

Ils font autre chose, plus subtil : ils minimisent l'urgence, valorisent de fausses solutions comme la capture du carbone, et présentent la transition énergétique comme économiquement suicidaire.


TotalEnergies est un cas d'école.

En 2024, les énergies fossiles représentent 97 % de sa production énergétique globale et 80 % de ses investissements.

La multinationale a annoncé qu'elle augmentera sa production d'hydrocarbures dans les 5 prochaines années.

Et pourtant, ses publicités montrent des éoliennes, des panneaux solaires, des paysages verts.

Du greenwashing à l'échelle industrielle (source Greenpeace France).


En juin 2025, TotalEnergies comparaît pour la première fois devant la justice française sur ses engagements climatiques.

C'est une première historique.

La justice tranche en octobre 2025 : les promesses climatiques d'une entreprise fossile peuvent être soumises au droit de la consommation.

Ce n'est pas la révolution.

Mais c'est une fissure dans le mur (source Greenpeace France).


Car le mur est épais.

À Bruxelles, TotalEnergies dépense des millions en lobbying auprès de la Commission européenne : meetings documentés avec des Commissaires, participation aux groupes de travail techniques, organisation d'événements annuels pour présenter sa vision des marchés énergétiques.

La réglementation européenne sur le méthane ?

TotalEnergies l'a qualifiée d'irréaliste dans des réunions confidentielles avec la DG Énergie, obtenues via des demandes d'accès à l'information.


La désinformation pétrolière fonctionne comme la désinformation politique : elle crée de la confusion, de la fatigue et du cynisme.

Elle dit : c'est compliqué. Les alternatives ne sont pas prêtes. Vous allez perdre votre emploi.

Elle ne dit jamais : nous allons perdre nos profits.

C'est pourtant la seule vérité qui compte.


RENVERSER LE POUVOIR FOSSILE

Le discours dominant sur la transition énergétique est un discours d'ingénieurs et d'économistes.

Il parle de mégawatts, de coûts de production, de mix énergétique.

C'est nécessaire.

Mais ce n'est pas suffisant.

Car le pétrole n'est pas qu'une question d'énergie.

C'est une question de pouvoir.

Et sortir du pétrole signifie défaire des rapports de pouvoir qui ont mis un siècle à se construire.


80 % de l'énergie mondiale en 2025 (source Agence internationale de l'énergie).

Pas 20.

Pas 50.

Quatre-vingts.

Ce chiffre est une mise en garde et une mise en accusation.

Pas contre la technique.

Contre les choix politiques qui ont fabriqué cette dépendance.


Vos voitures. Vos camions. Vos chaudières. Vos emballages. Votre assiette, même.

Le pétrole n'est pas dans le moteur.

Il est dans tout.

On ne sort pas d'un siècle de pouvoir fossile avec des panneaux solaires sur les toits.

C'est une guerre de structure.

Pas un bricolage de toiture.


Les transports en commun sabordés.

Les villes étalées pour que la voiture soit obligatoire.

Les subventions publiques déversées sur les fossiles pendant que les alternatives attendaient.

Ce n'est pas la fatalité.

C'est un résultat.

Quelqu'un a décidé.

Quelqu'un a été payé pour décider.


7 000 milliards de dollars de subventions publiques aux énergies fossiles chaque année dans le monde, selon le FMI.

Pas une loi de la nature.

Une construction politique.

Défendue bec et ongles par ceux qui en vivent.


La transition réelle n'est pas seulement technologique.

Elle est sociale.

Elle est économique.

Elle est politique.

Elle demande de réindustrialiser différemment, de repenser les territoires, de garantir aux travailleurs des secteurs fossiles une reconversion digne plutôt qu'un licenciement brutal.

Elle demande de traiter les pays du Sud avec équité.

Ces pays, souvent les plus exposés aux dérèglements climatiques, dépendent encore de leurs revenus pétroliers parce qu'on ne leur a jamais fourni les moyens de faire autrement.


Les alternatives existent.

L'énergie solaire est désormais la source d'électricité la moins chère de l'histoire.

L'éolien progresse.

Les transports électriques progressent.

Les réseaux de chaleur progressent.

Ce qui ne progresse pas, c'est la volonté politique.

Entravée.

Achetée.

Neutralisée.


Tant que TotalEnergies dépense plus en lobbying à Bruxelles qu'une nation africaine n'a de budget pour sa transition, la partie n'est pas égale.

Tant que les oligarques du pétrole financent les partis qui bloquent la régulation climatique, la démocratie est captive.

Tant que les contrats pétroliers valent plus que les vies humaines, dans les deltas du Niger, dans les rues de Bagdad, dans les poumons d'Abidjan, la question du pétrole est avant tout une question de justice.


LE MONDE D'APRÈS NE SE NÉGOCIE PAS : IL S'IMPOSE

Chaque fois qu'un conflit éclate au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie centrale : qui contrôle les puits ?

Chaque fois qu'un gouvernement démocratiquement élu est renversé : quels contrats d'exploitation étaient menacés ?

Chaque fois qu'un rapport scientifique sur le climat est discrédité : cherchez le chèque.


Le pétrole n'est pas une malédiction venue du sol.

C'est une construction humaine, politique, économique et militaire.

Ce qui a été construit peut être déconstruit.

Ce qui a été décidé peut être révoqué.


Il ne s'agit pas de rêver d'un monde sans énergie.

Il s'agit de comprendre que l'énergie ne peut pas rester entre les mains d'une oligarchie non élue qui s'enrichit sur les guerres, finance l'extrême droite et ment à la planète entière sur les conséquences de son business.


Ce n'est pas une question technique.

Ce n'est pas une question économique.

C'est une question de souveraineté.

Qui décide ?

Qui profite ?

Qui paie ?

Tant que la réponse à ces trois questions est la même poignée de noms, rien ne change. Ni le climat.

Ni la guerre.

Ni la démocratie.


Tant que le pétrole commande, la démocratie obéit.

S'en libérer n'est pas un choix écologique.

C'est un acte de résistance.



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